1. Exorde. D'après le Code de la famille congolaise brazzavilloise (Article 122), "Le prémariage est défini comme, une convention solennelle, par laquelle un homme et une femme, avec l'accord de leur famille, et au besoin en présence du président du comité de village ou du chef de bloc, ou de leur représentant, se promettent mutuellement mariage. Le prémariage prend fin par la célébration du mariage devant l'officier de l'état civil principal "(Code de la famille, Ministère de la Justice, Brazzaville, Congo, 1984, p. 32). Or le mariage congolais est un compromis entre différentes sources coutumières et le droit civil moderne. Dans la communauté kongo, la célébration du prémariage  prime sur le mariage civil. La dot constitutive du prémariage kongo est désignée, bidimbu bia longo. Dans ce texte dont le titre kongo est " Makuela ye bidimbu bia longo", nous étudions quelques symboles de la dot dénotant l’esprit d’inauguralité en matière de droit du mariage coutumier chez les Kongo : Mapanza, Makanza, Funda dia bodila mu nzila, Suku kia mfunia, Bika bika, Basi dia mbuta muntu, Mbongolo nkento.

1. Exorde. D’après le code de la famille congolaise brazzavilloise (Article 122), “Le prémariage est défini comme, une convention solennelle, par laquelle un homme et une femme, avec l’accord de leur famille, et au besoin en présence du président du comité de village ou du chef de bloc, ou de leur représentant, se promettent mutuellement mariage. Le prémariage prend fin par la célébration du mariage devant l’officier de l’état civil principal “(p. 32). Or le mariage congolais est un compromis entre différentes sources coutumières et le droit civil moderne. Dans la communauté kongo, la célébration du prémariage  prime sur le mariage civil. La dot constitutive du prémariage kongo est désignée, bidimbu bia longo. Dans ce texte dont le titre kongo est ” Makuela ye bidimbu bia longo“, nous étudions quelques symboles de la dot dénotant l’esprit d’inauguralité en matière de droit du mariage coutumier chez les Kongo : Mapanza, Makanza, Funda dia bodila mu nzila, Suku kia mfunia, Bika bika, Basi dia mbuta muntu, Mbongolo nkento.

2. Le choix du conjoint. Contrairement aux rumeurs invraisemblablement soutenues, les mariages d’amour ne sont pas aménagés en Afrique. La tradition rapporte :”Katulenda nwika mbua ko ovo kena ye vwina ko” (On ne peut se marier sans consentement mutuel de deux jeunes candidats). Seuls les mariages d’intérêt ou de raison, extension de la puissance des familles sont arrangés. Très souvent les chefs kongo intronisés indifféremment dans le bunganga (science) le bumfumu (la politique) le bunlongo (spiritualité) sont astreints à se mêler à la masse pour le choix d’une conjointe, laissé aux aînés du clan familial :”Go vwidi nkombo-koko sosa nkento” (Si tu as un bouc, cherche une chèvre). Le mariage acquiert un sens politique. L’alliance entre les deux familles est une extension de la puissance dominante.

Que cela soit en ville où à la campagne, les jeunes gens se rencontrent dans des lieux précis : école, marché, fêtes à domicile, fêtes publiques, cérémonies religieuses, rencontre amicale, rencontres culturelles, sportives, vernissages, veillées, cinéma, etc. Un garçon tombe amoureux d’une jeune fille, la drague : “Meno ni ku zololo ya busi” (Je t’aime, ma soeur), attaque le jeune garçon sans arrogance (masika), mais avec respect ; “za ba ya nkasi” (Moi aussi je t’aime, mon frère), répond la jeune-fille, sans insolence (nzanga ou lego). La relation amoureuse est un acte de paix, une alliance fraternelle et non une quérulence perpétuelle, encore moins une fourberie. La relation amoureuse dans le modèle de la tradition kongo n’est pas une lutte de genres, ni un rapport de forces entre l’homme et la femme. La future épouse est une soeur (busi), le futur mari est un frère (nkasi). L’amour n’est pas un service marchand. Pour consolider ses chances le garçon cherchera à connaître d’abord le lieu et les conditions d’habitation de la jeune-fille. Puis il lui fixera un rendez-vous dans un lieu plus discret où ils se prélasseront à deux. Si après quelques rencontres il semble toujours attiré par la fille, il en parle à son entourage, sa famille ou ses amis et si la jeune fille ne s’y oppose pas selon la réflexion des Bisi gombe-matadi : “Nsesi zolele mfinda, mfinda zolele nsesi” (L’antilope nsesi aime les forêts et les forêts le lui rendent bien).

Il cherche à rassembler plus d’informations sur la jeune-fille. Est-elle mariée (Wakuelu), fiancée (Wakangu), A-t-elle des enfants ? Car “Nkalu a zaala ka isiwanga dyaka malafu ko (On ne met pas de vin dans une cruche pleine)” ; Est-elle de bonne famille en bonne santé : “Ovo k’uyuvulanga mpuku ko, ntama didi nnungi (Qui ne s’enquiers pas sur le rat comestible, mangera bientôt une souris puante). Que fait-elle dans la vie ? La fille aidée de sa famille mène de son côté des enquêtes. Les deux amoureux s’informeront impérativement sur leurs généalogies respectives car le mariage endoclanique est interdit “Luvila go lufwuanane, kabakuelana ko).

3. Les sources bibliques de la relation amoureuse entre l’homme et la femme. La consommation de la sexualité non conforme aux prescriptions de la tradition matrilinéaire est un acte prohibé, un délit depuis la nuit des temps. La pénétration du christianisme aux Congo a simplement consolidé cet acquis. Les liaisons amoureuses secrètes sont dangereuses. Un garçon abuse d’une jeune fille, la rend enceinte puis l’abandonne ; En période d’ovulation, une jeune-fille visite furtivement un garçon, tombe enceinte et disparait avec sa grossesse. Telles sont les craintes souvent exprimées par les parents : “Kulunianzi, mbizi kudiako, kutudiyo ntunga ko (Mouche, tu ne manges pas de cette viande ; n’y mets donc pas de vers). Ces liaisons secrètes sont source de malédiction et de sorcellerie. Même si elle accouche d’enfants naturels, toute union libre (Tokobe) est éphémère. Elle n’a pas été consacrée au grand jour lors de la cérémonie de Mapanza par des autorités familiales agréées. En entretenant le secret, toute union libre célèbre la chair, la libération des instincts liés à la sexualité et non l’alliance spirituelle entre deux familles. Les unions libres sonnent la déliquescence des sociétés de consommation ivres de matérialisme. Comment dans l’Ancien Testament relate t-on le mystère de la relation amoureuse entre l’homme et la femme ?
Mu nkand’a ntete, Etuku, 18 O Yave wa Nzambi ovovele vo :
Dans Genèse, L’éternel Dieu dit :
Ke diambote ko vo o yakala kakala yandi amosi ;
Il n’est pas bon que l’homme soit seul ;
ikumvangila nsadisi wa nkw’andi..
je lui ferai une aide semblable à lui.

19 Muna ntoto o Yave wa Nzambi i ka semena
L’éternel Dieu forma de matière terrestre
bulu yawonso ya futa,
tous les animaux des champs
ye nuni zawonso z’ezulu.
et tous les oiseaux du ciel.
ubatwese kwe muntu [ …],
et il les fit venir vers l’homme […]
vo i yakala,
Mais, pour l’homme
ke vansolokela nsadisi wa nkw’andi ko.
il ne trouva pas de compagne qui lui fut assortie.
21 O Yave wa nzambi
Alors l’Eternel Dieu
osidi o yakala kuna wosola tulu, olele ;
fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ;
obongele luvati lua mpati zandi,
il prit une de ses côtes,
olangalakese nsuni vana lukedi ;
et referma la chair à sa place.

22 vo i luvati, luna kakambi, i kanvangidi nkento,
L’eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme,
untwese kwa yakala.
et il l’amena vers l’homme.

23 O yakala ovovele vo :
Et l’homme dit :
E ! ndioyu tu, i visi kia visi yame
voici cette fois celle qui est os de mes os
ye nitu a nitu ame : ndioyu oyikilwa vo, Nkento,
et chair de ma chair ! On l’appellera femme,
kadi muna yakala kabongwa.
parce qu’elle a été prise de l’homme
Muna diadi o yakala i keyambwil’o s’andi yo ngw’andi,
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère,
katatidila nkaz’andi : bekala nitu mosi.
et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Les concepts utilisés dans la bible hébraïque sont Ich pour l’homme et Icha pour la femme ou hommesse. Les traducteurs de la bible du français en kikongo n’ont pas répercuté cette nuance hébraïque. En kikongo, étymologiquement Nkento n’est pas le genre féminin de Yakala. Toutefois, la relation amoureuse entre l’homme et la femme ainsi relatée est une extension de la foi que l’homme et la femme respectivement vouent au démiurge. Celui-ci leur rend bien cette fidélité en consolidant leur relation amoureuse.

4. Les étapes de la dot (bidimbu bia longo).

4.1. Tambika nkanda. Au commencement du mariage, l’oncle maternel du garçon envoie du courrier (Tambika nkanda) de demande en mariage à la future belle famille. Cette conduite est dictée par la règle suivante :”Dia ngazi teka wawana ye lunyangu (Qui veut manger des noix de palme, s’entend d’abord avec la fibre des noix).”

4.2. Ntondolo nkanda.Saisie d’une réponse positive, la famille du prétendant offre le premier vin lors d’une cérémonie intitulée Tondua nkanda (l’agrément de la lettre de demande en mariage) ou Landua nkanda. On vient exprimer le désir d’épouser la jeune fille au domicile des parents car les ancêtres ont scellé : “Muvwa nkuta usolanga kanga dia ndiila (Le propriétaire est maître de la chose).

4.3. Makanga. Une autre fois, la famille du garçon revient offrir au même domicile des parents de la jeune fille le deuxième vin pour marquer (kanga, fermer) le territoire. Celui-ci n’est autre que le nzo buko, la demeure du beau-père, sanctuaire de la mariée. La céromonie s’intitule makanga, les liens ou l’alliance. Il peut y avoir échange de présents, pour entretenir les relations interfamiliales, mais cela n’empiète pas sur la dot. La cérémonie de makanga est l’expression d’une volonté. Les deux premiers pourparlers du mariage se déroulaient de façon plus discrète entre les deux familles.

4.4. Mapanza.Cette fois-ci la nouvelle se répand dans le quartier, chez les voisins, chez les amis. C’est le jour du mariage (kuela longo) proprement dit où est négociée la dot. Mais celle-ci n’est pas payée séance tenante. C’est la cérémonie de Mapanza. Le verbe panza est composé de la racine pa signifiant gana, c’est-à-dire donner et du substantif nza, l’univers. Panza signifie dès lors l’annonce solennelle de l’alliance de deux familles suivie d’un banquet.

Parmi les éléments matériels constituant la dot nous énumérons quelques symboles dénotant l’inauguralité en matière de droit du mariage chez les Kongo :

4.5. Funda dia bodila mu nzila. Littéralement, paquet de nourriture avariée abandonnée en chemin. Cet élément de dot est constitué d’argent. Funda, symbolise la femme. On recommande au nouveau gendre de ne pas faillir à son mariage. Il s’est engagé fermement. Funda dia bodila mu nzila est une métaphore a contrario dont le sens correspond à la formule consacrée au mariage civil : “Je l’aimerai pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort nous surprenne”. On rappelle au marié l’acte politique posé, lequel nécessite une assistance à sa belle-famille. Celle-ci refuse la posture du “Mbaku wa kela nsombe” (L’attente en vain d’un ver palmiste par le putois). La tradition dit : “Longo lukaku ka lusuka kola ko. Une fois marié le gendre a des obligations envers sa belle-famille. Mais la réflexion la plus saillante qui rend compte de la situation délicate des mariés est la suivante : “Longo luame longo luame, kudie bungudi buame ko, bungudi bua bungudi buame, kudie longo luame ko” (Mariage, ne trouble pas ma parenté matrilinéaire ; famille ne mets pas en péril l’harmonie conjugale). Cette proposition est macchématique. Elle est basée sur le parallélisme asymétrique de Senghor. La fille comme le garçon tiennent à préserver les liens respectifs avec leur clan maternel mais ils ne doivent pas empiéter sur leur union.

4.6. Suku kia mfunia. Suku est le bassin fessier. Mfunia est une sorte d’antilope fauve. C’est une métaphore. On demande au futur gendre d’apporter la partie la plus charnue et tendre de l’antilope. Les parties intimes de la mariée les plus appréciées du mari sont comparées à la belle viande de l’antilope mfunia. Cette partie de la dot sert à sonder la noblessse des sentiments du mari. Saura-t-il apprécier la bonne chair conservée soigneusement par sa belle famille ? Suku kia mfunia, la partie intime de la dot, rappelle au mari ses devoirs conjugaux car “Lualeka mfulu mosi, ka luswekana mataku ko “(Quand on partage la même couche, on ne cherche pas à cacher ses fesses l’un à l’autre). La chambre nuptiale est un sanctuaire. “Mie ku lemba ka mi tego ko” (Nul ne doit divulguer l’intimité du couple).  L’écrivain Guy Menga révèle dans La Marmite de Koka Mbala la sentence de mort réservée à tout contrevenant pour toute violation de la règle sacrée. Les enfants font l’honneur d’un mariage “Longo kazita bana“. Qu’arrive-t-il en cas de stérilité du mari ? Son frère assume le devoir conjugal. Le secret doit être gardé par les deux familles et surtout non révélé à l’enfant issu de cet arrangement. L’impuissance du mari est un cas de divorce majeur. Qu’arrive-t-il en cas de stérilité de la femme ? Il faut consacrer une période de cohabitation avec son épouse et ne pas prendre des décisions hatives. Si l’amour l’emporte sur la procréation le mari accède à la polygamie avec consentement de sa femme ; dans le cas contraire, le divorce est déclenché. Il lui arrive aussi de demander réparation par substitution de la mariée à sa petite soeur.

4.7. Bika bika. Bika Bika (Arrête, arrête) est l’expression de l’autorité parentale proprement dite. L’éducation de la fille est assurée par les deux parents. La fille commet un acte réprehensible. Le cri des parents, bika (arrête), prévient l’enfant de son mauvais comportement et de sa délinquance. L’éducation des parents consiste à fixer des repères à l’enfant sans lesquels il est un “Nto wa yenda yandi kaka wa tengama” (Une rivière évoluant seule et suivit un chemin tortueux). En satisfaisant au bika bika le gendre remercie ses beaux-parents de l’éducation transmise à son épouse.

4.8. Basi dia mbuta muntu (La calvitie du chef de famille). Cette partie de la dot est un hommage rendu à l’aîné de la famille. Il entretenait souvent des rapports ludiques avec la jeune-fille. Celle-ci était consolée par le vieux parent plus compréhensif et moins autoritaire que les parents biologiques. Le vieux fut à l’écoute de la jeune fille ; laquelle venait se blottir entre ses bras en caressant sa calvitie (basi).

5. Mbongolo nkento (Le jour du mariage). L’autorisation de prendre la mariée. L’oncle maternel adresse des règles de conduite aux jeunes mariés. Ceux-ci éprouvent des difficultés dès les premiers moments du mariage de se débarasser des vielles habitudes de leur célibat (bumpumpa). Pendant cette cérémonie, les deux familles se livrent et se découvrent simultanément dans une sorte de “who’s who.”On dénoue les lignages, les relations collatérales ainsi que les espaces occupés pendant les migrations des familles. Pendant le mbongolo nkento on répond à la question de savoir : “Kue ta tuka ? Nkia nvila kingandi kena ?” (D’où venons-nous ? Quel est le luvila d’un tel ?) Si le mbongolo nkento n’est pas accordé, il est renvoyé à une quatrième cérémonie. Dans le cas contraire, le départ de la jeune mariée est imminente. La mariée est accompagnée par sa famille au domicile du mari dans une longue procession se déroulant ou à pied (mariage rural), animée de chants, de danses endiablées et d’un orchestre. Celui-ci peut-être composé d’un tambour-mère, ngudi ou kidukulu, de petits tambours (ntambu) des formes de trompes (matutu) dont les nominations vunda, landi, sasa, tangi, zenze sont intraduisibles en français. Le batteur (nsiki ngoma) porte sur ses poignets des hochets (nsakala) . Le mbongolo nkento peut être regroupé à la cérémonie du troisième vin.

6. Péroraison.. Le mariage est une rencontre entre deux individus mais engage l’alliance spirituelle de deux familles. Toutes les personnes en âge de travailler sont solidaires au payement de la dot. Le marié n’assume pas seul les charges. Toute entreprise tendant à isoler un partenaire du couple, à le séparer du reste de sa famille d’origine, sous le prétexte fallacieux de consolider l’amour du couple est contraire à la conception de la famille élargie africaine. Le nouveau marié n’est pas la propriété de la femme, ni un instrument pour enrichir la famille d’origine de la mariée. Et vice versa. Or cette conception s’oppose à la conception nucléaire de la famille courante en Occident. Chez les Occidentaux, la famille est limitée à Papa, Maman et les Enfants. Le mariage devient le moment de séparation d’une jeune-fille, d’un jeune garçon, de sa famille d’origine. Chez les Africains, la famille est élargie aux cousins, neveux, oncles, grands-parents, etc, vivants et morts. La solitude de l’homme est contraire à l’anthropologie africaine. La solitude est un mal social. En Occident, la famille monoparentale, souffre-douleur et fonds de commerce des juridictions aux affaires familiales, et par dessus le marché des assistances sociales et cie, témoigne d’un malaise social. Pour vivre heureux vivons cachés. dit le fabuliste. Il a fait faux. Cette pensée témoigne d’un égocentrisme. Pour être heureux, soyons ouvert aux autres. Car l’homme est un animal social. L’homme ne doit jamais vivre seul de sa naissance jusqu’à sa mort. Il puise son équilibre psychosociologique, sa santé mentale dans une famille élargie et non dans une famille nucléaire. La notion de suicide est un phénomène rare dans les sociétés africaines. Chez les Kongo, par exemple, se marier, signifie, se prêter mutuellement, “sompana” ; épouser une femme, “sompa nkento“, c’est-à-dire, “emprunter une femme”;La famille élargie de la mariée prête au futur mari, une fille, pour engendrer une progéniture, propriété de droit, d’après le système matrilinéaire, de cette famille utérine. Dans une famille africaine élargie, toutes les générations, parents, grands-parents, petits-fils, vivent dans un même espace, le village ou la concession urbaine. Cette solidarité épargne l’individu des écueils du chômage, de l’orphélinat, du célibat, de la vieillesse, des maladies. La solidarité familiale est un invariant culturel de la civilisation africaine.

Nous remercions Ta Mafouta, lui-même s’étant appuyé sur les explications  de Ta Loubaki, lettré en kikongo et en français, de nous avoir instruit au droit civil kongo.

La bibiographie que nous avons consultée sera diffusée ultérieurement.

 

5 commentaires pour “Les sources coutumières du mariage kongo, par M’Boka Kiese”

  1. Rahn Malanda a dit :

    Cher Kiese,
    J’ai lu ton texte. Il est magnifique et cohérent. Félicitations! Je me pose une question : est ce que doit-on toujours continuer à se conformer à ces coutumes quoiqu’avivant la richesse de la culture kongo ? Autrement, ces sources ne portent-elles pas les germes de leur propre destruction
    Bonne année 2009 !
    Rahn Malanda

  2. Kongo dia Mambu a dit :

    Pourquoi cette honte de mettre en valeur ou de rester fidèle à notre tradition?
    s’il y a des pratiques contre nature, il y lieu de devoir, mais l’esprit de la tradition, je crois quìil faut lire de loin l’Occident, là bas ils ne détruisent pas, ou on intègre, si non accepter de souffrir.
    Merci pour ce joli article.
    Kongo dia Mambu Armond

  3. Kongo dia Mambu a dit :

    Pourquoi refuser notre tradition? il faut en être fier, nous sommes bantus, il faut vivre notre tradition. Regarder comment l’Occident conserve jalousement ses traditions. je serais contre si dans cette tradition il y a des pratiques contre nature.
    KOngo dia Mambu

  4. Rahn Malanda a dit :

    Cher Kongo dia Mambu, Merci pour votre reaction. On ne plaide pas la disparition de nos coutumes. Nous savons que nos coutumes ont toujours ete considerees comme une veritable code de conduite.Seulement, nous devront au mieux proceder a une selection entre ce qui est bon et ce qui est mauvais, car certaines coutumes survivant aujourd’hui ont non seulement des effets nefastes et sont desuetes, mais encore sapent la dignite de la personne humaine. Dans cette optique, nous irons de l’avant.
    PS: mes plates excuses pour les fautes car le clavier est en anglais.

  5. Lui-même a dit :

    Ta Malanda, il faut préciser ou énumérer quelques coutumes kongo néfastes à notre modernité. Néfaste doit être considéré dans le sens où ces coutumes empêchent aux Kongo de s’émanciper économiquement et socialement. Par exemple le système de veuvage est néfaste à la femme kongo. La dot est - il un symbole ou une forme déguisée du marchandage de la femme africaine. Les Kongo clament : “Beto ka tu tekanga bakento ko, bifu kua bia sisa bambuta tu kuama landa” (nous ne vendons pas les femmes, nous poursuivons les coutumes ancestrales). Voilà dans quel sens il faut orienter ce débat. Il faut se mouiller. Cordialement.

    revue Kongo Kultur, vol. 1-2, janv. juin 2009.

M'BOKA Kiese